Vous allez prochainement pouvoir trouver en kiosque (ou recevoir si vous êtes abonné) notre numéro 7, dans lequel notre dossier est consacré au BESTIAIRE médiéval : un nom qui évoque des animaux aux formes étranges, issus d'une imagination débordante. En fait, qu'en est-il vraiment ? Ces représentations ne seraient-elles pas plutôt le fruit de représentations codées ? Ne sont-elles pas pour les Médiévaux les vecteurs d'un message bien particulier ? Autant de questions auxquelles nos auteurs répondent dans ce dossier. Nous vous emmenons également dans ce numéro à la découverte d'armures anciennes (occidentales et orientales) et vous proposons d'explorer bien d'autres sujets :
- Le pape Boniface VIII fut-il victime d'un attentat par gifle à Anagni, en 1303 ?
- Les revenants existaient-ils au Moyen Age ?
- Comment la musique était-elle enseignée au Moyen Age, faute de partitions ?
- Quels secrets conservait le château de Condé-sur-Escaut ?
- Comment vivait-on l'amour au Moyen Age ?
Mais avant de ranger votre numéro 6, voici quelques réflexions sur le dossier :
Nous vous avons proposé dans ce numéro un dossier sur le mythe du Graal, souhaitant lancer quelques pistes pour ceux qui seront dans les salles en mai prochain pour la sortie du Da Vinci Code sur le grand écran. Un de nos lecteurs a réagi à l’article de Jean-Jacques Bédu et je vous livre ici ses réflexions que j’apprécie puisqu’elles ont le mérite d’élargir la réflexion :
« Concernant le roman de Dan Brown, le "Da Vinci Code", j'ai cédé à la tentation comme des millions de gens. Son livre n'est à mon avis qu'un agréable roman, bien documenté sur certains points et romancés pour d'autres. Son auteur a habilement mêlé le faux et le vrai.
Il a si bien réussi dans son entreprise que les "historiens" n'ont voulu retenir de son livre que les faits "soi disant avérés" : les légendes des templiers, les faces cachées de léonard de Vinci, etc. et battre en brèche ses vraies-fausses informations. Et se faire un peu d'argent au passage en publiant un nombre impressionnant d'ouvrage servant à décoder... le code. Mais il n'y a pas plus de vraies-fausses pistes que dans d'autres romans historico-policiers.
Il y a quelques années, Michael Crichton, célébre auteur de "Jurassic Park", avait écrit un roman intitulé dans sa version originale "Les mangeurs de morts", connus en France sous le titre "le 13éme guerrier"... A sa lecture l'auteur explique qu'il retranscrit les textes et l'histoire racontés par un poète arabe, Ibn Faallah, qui a vécu cette étrange aventure après avoir rencontré des Vikings. Crichton donne toute la bibliographie de cet écrivain arabe, raconte sa vie, ses aventures, dévoile les références historiques après de nombreuses recherches dans des bibliothèques et cite des professeurs qui l'ont aidé à l'écriture de ce livre. A la fin de ce roman, l'auteur dévoile qu'à part le nom de ce poète arabe et de quelques récits, il a inventé 99 % de l'histoire. Comme tous lecteurs ayant très peu de connaissance en littérature arabe, mais passionnés d'histoire, j'y ai cru jusqu'à la dernière ligne. Toute la force du roman après coup était là : j'y ai cru, j'ai marché à fond, je me suis fait avoir...mais quel plaisir.
Avec Dan Brown, c'est la même chose. Si l'on prend plaisir à l'histoire on "se fait avoir". Même si je suis resté sur ma faim. Il existe bien d'autres romans du même genre cent fois meilleur ("Dissolution" par exemple).
Est-ce parce que le sujet de l'Eglise, des pouvoirs de celle-ci et des sectes qui s'y rapprochent, est toujours tabou que le "Da Vinci Code" a fait un tel tapage ? J'en suis persuadé.
Est-ce parce que les lieux sont identifiables par les lecteurs et pour certains toujours existant ? Sûrement.
Toujours est-il que son second roman paru en France, et qui est en fait antérieur au "Code" est à mon avis bien meilleur dans l'intrigue... (Anges et Démons)
Et je vais céder à la tentation en lisant son nouveau (datant de 2001) : "Deception Point". Décidément je n'ai rien compris à la leçon...
Bien entendu l'ensemble de ces propos ne reflète que mon avis. »
Pierre Ader (54)
Vous pouvez également sur les allégations du Da Vinci Code consulter l’article de Sylvie Bethmont sur notre site Internet : www.histoire-images-medievales.com ; rubrique « articles ».
Et pour rester dans ce domaine, si vous souhaitez en savoir plus sur les rapports en le Moyen Âge et le cinéma, sachez que la Maison du Patrimoine de la Communauté de l'agglomération troyenne organise un cycle d’événements sur le sujet au printemps prochain :
- Cinéma et mythes médiévaux : exposition du 18 avril au 28 mai
Une invitation à explorer les multiples déclinaisons des grandes épopées du Moyen Âge dans l'histoire du septième art. Plus de 170 photos, affiches et costumes anciens plongeront les visiteurs dans l'univers des chevaliers de la Table ronde, des Vikings, de Jeanne d'Arc, de Robin des Bois, de Merlin et d'autres oeuvres épiques à travers des superproductions hollywoodiennes, des longs métrages français, des comédies musicales et des dessins animés.
Du mardi au dimanche, de 14h à 17h30 (salle d'exposition patrimoniale ; entrée libre)
- La façon dont le cinéma a revisité les mythes médiévaux
Conférence animée par François Amy de la Bretèque, professeur à l'Université Paul Valéry de Montpellier, suivie d'une dédicace de son ouvrage (L'imaginaire médiéval dans le cinéma occidental)
Mercredi 10 mai à 18h30
auditorium (entrée libre)